Le village de Saliès, 850 habitants dans le Tarn, a reçu le « dauphin de l’audace » du Prix de l’innovation rurale organisé par l’université Paris-Dauphine. Leur initiative : installer des panneaux photovoltaïques sur la salle de sport communale, et les relier à des batteries recyclées.
Le projet est en cours de mise en place. «Il devrait couvrir 30 % de nos besoins, en utilisant 75 % de l’électricité qu’on va produire», a précisé François Rochedreux, le maire, juste avant de recevoir le prix des mains d’Erick Lajarge, directeur général adjoint en charge de la coordination territoriale au Cerema.
Après une phase de réflexion avec l’ensemble des habitants sur la sobriété (une enquête a été menée pour cela avec un chercheur de l’université), la Mairie s’est rendu compte qu’une synergie était possible avec deux entreprises de la région (l’une exerçant dans le photovoltaïque, l’autre dans le recyclage de batteries).
Plus globalement, «la commune de Saliès, labellisée « Territoire engagé pour la nature », est engagée dans un combat très ambitieux et audacieux d’autonomie énergétique que nous souhaitons saluer», résume le jury du prix. En effet, la municipalité a déjà mené plusieurs projets avec pour fil rouge l’autonomie : de l’éco-pâturage (3 ânes broutent l’herbe des bassins de rétention, évitant d’utiliser des tondeuses à carburant), l’installation de ruches pour la production locale de miel, etc.
Le maire et son équipe ont déjà d’autres idées pour poursuivre cette démarche d’autonomie énergétique : «utiliser les surproductions [électriques] pour aller pomper l’eau et ainsi arroser le stade» ou envisager des projets liés à la mobilité.