— Quels enseignements tirez-vous de cette étude qui porte sur un nombre significatif de personnes, un échantillon de 3 200 personnes représentatives de la population française, un an avant les élections municipales ?
Frédéric Dabi : D’abord, notons que le maire apparaît plus que jamais comme un acteur de confiance, c’est celui qui matérialise la promesse du politique, celui qui change et améliore la vie de ses concitoyens. Et, plus que jamais, c'est en contraste total avec le niveau national. 71 % des sondés sont satisfaits du travail accompli par leur équipe municipale, 71 % c'est 11 points de plus que notre enquête de 2019. En parallèle, la cote des maires eux-mêmes reste très haute avec 64 % de satisfaits, surtout si on la compare avec le national : François Bayrou est à 34 % de satisfaits et Emmanuel Macron à 21 %.
C’est donc un premier enseignement, une popularité des maires et des équipes municipales en progression par rapport à 2019 et qui s'inscrit dans une satisfaction très forte de vivre dans sa commune.
Ensuite, et c’est plus inédit, car ça annonce peut-être un basculement, c’est le degré d'exigence de plus en plus fort de nos concitoyens. On voit des signaux faibles émerger qui remettent paradoxalement en cause la position de force des maires. D’abord, l’étude nous révèle un tournant sur la perception de l'évolution de sa commune. On a aujourd’hui plus de personnes qui considèrent que leur commune évolue mal plutôt que bien. 28 % ont un avis négatif (et même 34 % dans les communes de plus...